La chenille processionnaire constitue une menace pour les hommes et pour les animaux. Elle projette dans l'air des poils très urticants qui peuvent provoquer des réactions allergiques (démangeaisons, œdèmes, troubles oculaires ou respiratoires…). Il est aujourd'hui important de prendre des précautions concernant cet insecte. Explications.
La processionnaire du pin (Thaumetopoea pityocampa) est connue pour leur mode de déplacement en file indienne. Ces processions remarquables se produisent, selon les conditions climatiques, entre les mois de février et juin (rarement en décembre ou janvier). Elles se nourrissent des aiguilles des pins, entraînant une défoliation de l'arbre et en cas d'infestation massive, un affaiblissement important des arbres ouvrant la voie à d'autres ravageurs et parasites. Les espèces attaquées sont le pin d'Alep, le pin maritime, le pin noir d'Autriche, le pin laricio et le pin sylvestre. Le cèdre est également parasité.
Si leurs longs poils (soies) sont inoffensifs, ces chenilles projettent dans l'air de minuscules poils très urticants à partir du 3e stade larvaire. Leur fort caractère urticant peut provoquer d'importantes réactions allergiques : démangeaisons, œdèmes (au niveau des mains, du cou, du visage) mais aussi des troubles oculaires ou respiratoires (asthme). Les atteintes de l'œil peuvent avoir des conséquences graves si les poils ne sont pas rapidement retirés. Il est dangereux de manipuler un nid même vide.
Le danger est particulièrement important pour les animaux domestiques : un chien atteint à la langue (utilisée pour lécher les démangeaisons sur son corps) s'il n'est pas traité rapidement par des fortes doses de cortisone, risque la nécrose de la langue. Empêché par conséquent de se nourrir, il doit être euthanasié. Le plus important est d'avoir le réflexe de rincer la langue et la cavité buccale à l'aide d'eau et de ne surtout pas frotter, ce qui pourrait alors briser des poils urticants et libérer ainsi plus de toxines, aggravant le pronostic.
Il est aujourd'hui important de prendre certaines précautions concernant cet insecte. Il nous faut, par exemple, éduquer nos enfants comme nous le faisons déjà pour les guêpes, frelons, serpents et autres animaux potentiellement dangereux.
Renseignements
Centre Technique Municipal
Service Environnement
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