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Histoire

A l’origine

Dès la protohistoire, le peuplement de Lescar semble s’inscrire dans un cadre pastoral.
Lors des invasions romaines, les Beneharnenses, peuple de pasteurs et d’agriculteurs
vivent en hameaux et villages. "Lascurris Beneharnensium" fut une cité gallo-romaine dès
le Ier siècle après J-C, puis capitale de la peuplade des Beneharnenses au IVème siècle.
Située dans la basse ville, la cité, plus communément appelée Beneharnum, fut rasée
par les Normands en 841.

Ce n’est qu’au Xème siècle, sous Guillaume Sanche, duc de
Gascogne, que la cité commença une nouvelle existence sous
le nom de Lascurris.

Lescar, ancienne cité épiscopale fortifiée, s’élève sur les fondations de Beneharnum.
Il ne reste du passé qu’un léger mobilier de la protohistoire et de
l’époque gallo-romaine, la ceinture des remparts antiques,
des vestiges des remparts médiévaux : porte / tour de
l’Esquirette, tour de l’Evêché et la cathédrale Notre-Dame.


Nom primitif

La légende veut qu’après les invasions normandes de 841, Beneharnum renaisse de ses cendres sous le nom de Lascurris,
nom du ruisseau qui la traverse, le Lescourre.
Cependant, à l’arrivée des Romains, un hameau dénommé Lascurris
existait probablement à proximité du site. Lors de sa nomination de
cité administrative des Venarni, une des peuplades de la Novempopulanie,
la ville s’est certainement appelée Lascurris Beneharnensium ou Civitas
Beneharnensium. À sa reconstruction, Lescar aurait retrouvé son nom primitif.

Patrons de la ville

Il s’agit de Saint Julien, que la légende place comme premier évêque de
Beneharnum, et de Saint Galactoire, authentique évêque de Beneharnum,
martyrisé par les Wisigoths à Mimizan (Landes) en 507.
Seul Saint Julien est fêté de nos jours, à la fin août à l'occasion
des fêtes patronales.


Légende

Au Moyen Âge, Lescar fut une ville « septénaire » avec :

• 7 églises
• 7 portes
• 7 fontaines
• 7 tours
• 7 moulins
• 7 vignes
• 7 bois


 

L’Évêché

L’Évêché existait dès le Vème siècle avec une église cathédrale,
Saint-Julien, dans la Basse-ville. Détruite par les Normands, rebâtie au
XIIIème siècle, elle fut de nouveau détruite en 1569 par les troupes
protestantes de Montgomery.
Reconstruite une troisième et dernière fois au XVIIème siècle, seul
le clocher pignon de l’église romane a semble-t-il survécu.

Saint-Julien ne fut donc cathédrale que durant la deuxième moitié du
premier millénaire.
Au Xème siècle, il subsistait dans la Haute-ville un baptistère dédié à
Saint-Jean-Baptiste.
Un soldat repenti, "Loup-Fort", construisit à sa place une chapelle et
un monastère sous le vocable de « Sainte-Marie ». En 1062, la chapelle fut
consacrée cathédrale et Lescar devint Évêché.
Sous la Révolution, en 1791, il fut supprimé et rattaché à celui de
Bayonne en même temps que celui d’Oloron Sainte-Marie.