Travaux

Avant d'engager des travaux de réhabilitation ou de construction, vous devez respecter certaines formalités.

Le propriétaire d'un logement loué avec un bail d’habitation peut augmenter le loyer en cours de bail dans certains cas seulement. D'une part, lorsque le bail contient une clause de révision annuelle du loyer. D'autre part, pour un logement vide, lorsqu’il fait des travaux à ses frais, il peut convenir avec le locataire d’une majoration exceptionnelle pour travaux d'amélioration , ou d’une contribution au partage des économies de charges pour travaux d’économies d’énergie. Nous vous expliquons.

Les règles sont différentes selon le type de bail d’habitation signé :

    Bail d’un logement vide

    Révision annuelle

    À quelles conditions peut-on réviser le loyer d’un logement vide ?

    Le propriétaire (ou l'agence immobilière) d'un logement mis en location avec un bail de logement vide, peut réviser le loyer 1 fois par an, si une clause du bail le prévoit. Sans cette clause, le loyer ne peut pas être révisé.

    Attention

    Réviser le loyer est interdit dans les cas suivants :

    • En métropole, lorsque le bail est signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 24 août 2022, et qu'il concerne un logement classé F ou G (classement indiqué sur le DPE),

    • En Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion et Mayotte, lorsque le bail est signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 1er juillet 2024, et qu'il concerne un logement classé F ou G (classement indiqué sur le DPE).

    La date de l'IRL à prendre en compte est la date indiquée dans le bail. Il peut s'agir de la date de fin annuelle du bail ou d'une autre date convenue entre le propriétaire (ou l’agence immobilière) et le locataire.

    Si la date de l'IRL à prendre en compte n'est pas indiquée dans le bail, il faut prendre la date du dernier IRL publié par l'Insee au moment de la signature du bail.

    Attention

    Comment calculer la révision du loyer d’un logement vide ?

    L'indice de référence des loyers (IRL) (particuliers) sert de base pour calculer la révision du loyer. L'augmentation annuelle du loyer est plafonnée par l'évolution sur un an de l'IRL.

    Pour calculer la révision du montant mensuel du loyer, le propriétaire (ou l'agence immobilière) a besoin des 3 éléments suivants :

    • Montant actuel du loyer mensuel

    • IRL du trimestre de référence de l'année en cours

    • IRL du trimestre de référence (prévu dans le bail ou dernier publié par l'Insee au moment de la signature du bail).

    Le calcul consiste à faire l'opération suivante  :

    Nouveau loyer = Montant actuel du loyer mensuel x IRL du trimestre de référence de l’année en cours / IRL du même trimestre de l'année précédente.

    À savoir

    Le résultat du calcul doit être arrondi à la 2e décimale la plus proche.

    Exemple

    Un bail signé en métropole (sur le continent) le 20 juillet 2024, et fixant le loyer mensuel à 600 €, peut être révisé le 20 juillet 2025.

    Le dernier indice publié à la date de signature du bail est celui du 2e trimestre 2024, soit 145,17.

    Le nouvel indice publié à la date de révision est celui du 2e trimestre 2025, soit 146,68.

    Le 20 juillet 2025, date de la 1re révision du loyer, le nouveau montant du loyer doit être calculé de la manière suivante : 600 € x 146,68 / 145,17 = 606,24 €.

    Connaître les récents IRL publiés

    La valeur de l'IRL dépend du lieu où se situe le logement :

    Métropole (continent)

    Valeurs de l'IRL en métropole sur le continent

    Année

    Trimestre

    Valeur de l'IRL

    Variation annuelle

    Publication au Journal officiel

    Publication par l'Insee

    2025

    4e trimestre

    145,78

    0,79 %

    16/01/2026

    15/01/2026

    2025

    3e trimestre

    145,77

    0,87 %

    17/10/2025

    15/10/2025

    2025

    2e trimestre

    146,68

    1,04 %

    13/07/2025

    11/07/2025

    2025

    1er trimestre

    145,47

    1,40 %

    16/04/2025

    15/04/2025

    2024

    4e trimestre

    144,64

    1,82 %

    16/01/2025

    15/01/2025

    2024

    3e trimestre

    144,51

    2,47 %

    16/10/2024

    15/10/2024

    2024

    2e trimestre

    145,17

    3,26 %

    18/07/2024

    12/07/2024

      Corse

      Valeurs de l'IRL en Corse

      Année

      Trimestre

      Valeur de l'IRL

      Variation annuelle

      Publication au Journal officiel

      Publication par l'Insee

      2025

      4e trimestre

      141,59

      0,79 %

      16/01/2026

      15/01/2026

      2025

      3e trimestre

      141,58

      0,87 %

      17/10/2025

      15/10/2025

      2025

      2e trimestre

      144,56

      +1,04 %

      13/07/2025

      11/07/2025

      2025

      1er trimestre

      141,28

      +1,40 %

      16/04/2025

      15/04/2025

      2024

      4e trimestre

      140,48

      +1,82 %

      16/01/2025

      15/01/2025

      2024

      3e trimestre

      140,36

      2,47 %

      16/10/2024

      15/10/2024

      2024

      2e trimestre

      143,07

      3,26 %

      18/07/2024

      12/07/2024

        Dom

        Valeurs de l'IRL dans les Dom

        Année

        Trimestre

        Valeur de l'IRL

        Variation annuelle

        Publication au Journal officiel

        Publication par l'Insee

        2025

        4e trimestre

        142,98

        0,79 %

        16/01/2026

        15/01/2026

        2025

        3e trimestre

        142,97

        0,87 %

        17/10/2025

        15/10/2025

        2025

        2e trimestre

        145,27

        1,04 %

        13/07/2025

        11/07/2025

        2025

        1er trimestre

        142,67

        1,40 %

        16/04/2025

        15/04/2025

        2024

        4e trimestre

        141,86

        1,82 %

        16/01/2025

        15/01/2025

        2024

        3e trimestre

        141,74

        2,47 %

        16/10/2024

        15/10/2024

        2024

        2e trimestre

        143,77

        3,26 %

        18/07/2024

        12/04/2024

          Pour un logement situé en métropole (sur le continent), vous pouvez faire le calcul à l’aide du simulateur suivant :

        • Calculer la révision du loyer - Simulateur
        • Rappel

          Dans quel délai s'applique la révision du loyer ?

          La révision annuelle du loyer n’est pas automatique. Le propriétaire doit en informer le locataire par un courrier, envoyé de préférence par lettre recommandée avec accusé de réception.

          La révision annuelle de loyer peut être faite durant l'année qui suit la date de révision du loyer.

          La révision de loyer ne s'applique pas rétroactivement, mais seulement à partir de la date de la demande.

          Lorsque le délai d'un an est écoulé, la révision non appliquée est perdue pour le propriétaire.

          Exemple

          Si la date de révision du loyer est le 13 mars 2025, le propriétaire peut réviser le loyer jusqu'au 12 mars 2026.

          Mais si le propriétaire n'en fait la demande que le 13 juin 2025, seuls les loyers perçus à partir de cette date peuvent être augmentés.

          Comment contester la révision du loyer ?

          En cas d'erreur de calcul, le locataire peut contester l'augmentation fixée par son propriétaire.

          Le montant du litige est déterminant.

          Litige inférieur ou égal à 5 000 €

          1. Mise en demeure (étape facultative)

          Si vous ne parvenez pas à parler à votre locataire ou à votre propriétaire (ou à l’agence immobilière), vous pouvez lui envoyer un courrier recommandé avec accusé de réception.

          Le courrier doit décrire les faits le plus précisément possible.

          Vous devez y joindre des documents pour appuyer votre propos (textes de loi, copie du bail, quittances...).

          Par exemple, si le propriétaire a fait une erreur de calcul, le locataire peut contester la révision annuelle du loyer à l’aide de ce type de courrier :

          2. Démarche amiable (étape obligatoire)

          Si le litige persiste en dépit de la mise en demeure, il faut engager une démarche amiable en faisant intervenir :

          Cette démarche amiable est obligatoire pour pouvoir ensuite saisir le juge.

          3. Saisir le juge

          En cas d'échec de la démarche amiable, il faut saisir le juge des contentieux de la protection (particuliers) du tribunal dont dépend le logement loué, dans les 3 ans qui suivent la date de révision du loyer qui pose problème.

          • Contester le montant d'une révision de loyer en cours de bail - Modèle de document

          Litige supérieur à 5 000 €

          1. Mise en demeure (étape facultative)

          Si vous ne parvenez pas à parler à votre locataire ou à votre propriétaire (ou à l’agence immobilière), vous pouvez lui envoyer un courrier recommandé avec accusé de réception.

          Le courrier doit décrire les faits le plus précisément possible.

          Vous devez y joindre des documents pour appuyer votre propos (textes de loi, copie du bail, quittances...).

          Par exemple, si le propriétaire a fait une erreur de calcul, le locataire peut contester la révision annuelle du loyer à l’aide de ce type de courrier :

          2. Démarche amiable (étape facultative)

          Si le litige persiste en dépit de la mise en demeure, il peut être utile d'engager une démarche amiable en faisant intervenir :

          3. Saisir le juge

          Il faut saisir le juge des contentieux de la protection (particuliers) du tribunal dont dépend le logement loué, dans les 3 ans qui suivent la date de révision du loyer qui pose problème.

          • Contester le montant d'une révision de loyer en cours de bail - Modèle de document

          Majoration exceptionnelle

          Attention

          Ces règles ne s'appliquent pas au logement régi par la loi de 1948 (particuliers) ou conventionné Anah (particuliers).

          Exceptionnellement, le loyer peut être majoré en cours de bail en cas de travaux d'amélioration faits aux frais du propriétaire, dans le logement ou dans les parties communes de l’immeuble.

          Il peut s’agir de travaux apportant notamment :

          • Un équipement nouveau, un service ou une qualité supérieurs au niveau des prestations existantes (par exemple : ascenseur)

          • Une diminution des dépenses d'entretien et d'exploitation (par exemple : chaudière conforme aux normes les plus récentes),

          • Une plus grande sécurité pour les biens et les personnes (par exemple : porte blindée, digicode)

          Le propriétaire et le locataire conviennent du montant de la majoration de loyer consécutive à ces travaux :

          • Soit conformément à une clause déjà présente dans le bail

          • Soit par la signature d’un avenant

          Attention

          Majorer le loyer est interdit dans les cas suivants :

          • En métropole, lorsque le bail est signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 24 août 2022, et qu'il concerne un logement classé F ou G (classement indiqué sur le DPE)

          • En Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion et Mayotte, lorsque le bail est signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 1er juillet 2024, et qu'il concerne un logement classé F ou G (classement indiqué sur le DPE).

          Contribution au partage des économies de charges

          Lorsque le propriétaire fait à ses frais des travaux d’économies d’énergie dans le logement ou dans les parties communes d’un bâtiment achevé avant 1990, il peut percevoir du locataire une contribution au partage des économies de charges.

          Cette contribution est due à partir de l’achèvement des travaux, aux conditions suivantes :

          • Le propriétaire a convenu préalablement avec le locataire des travaux à faire, de leur modalités de réalisation, des économies de charges attendues et de la contribution du locataire au partage des économies de charges (notamment sa durée).

          • Les travaux bénéficient directement au locataire.

          • Le propriétaire fournit au locataire le formulaire cerfa n°13968 (particuliers)

          • Un ensemble de travaux a été fait dans le logement, ou le logement est désormais classé de A à E (classement indiqué sur le DPE).

          La contribution est interdite dans les cas suivants :

          • En métropole, lorsque le bail est signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 24 août 2022, et qu'il concerne un logement classé F ou G (classement indiqué sur le )

          • En Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion et Mayotte, lorsque le bail est signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 1er juillet 2024, et qu'il concerne un logement classé F ou G (classement indiqué sur le ).

          Le montant de la contribution dépend de la date d’achèvement du bâtiment et des travaux réalisés :

          Achèvement entre 1948 et 1989

          La contribution mensuelle demandée au locataire peut être :

          • Soit forfaitaire, fixe et non révisable. D’un montant de 10 € pour un logement d’une pièce principale, de 15 € pour un logement de 2 ou 3 pièces principales, et de 20 € pour un logement de 4 pièces principales ou plus.

          • Soitfixe, non révisable et calculée de 2 façons. Mais son montant ne peut pas dépasser la moitié des économies d’énergie attendues.

          La contribution n’est due que pour certains travaux.

          Soit des travaux permettant d’atteindre une performance énergétique globale minimale, en limitant la consommation d’énergie du bâtiment pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire, le refroidissement, l’éclairage en dessous d’un seuil. Dans ce cas, un bureau d’études doit faire une étude thermique préalable pour déterminer les travaux à faire pour atteindre cette performance énergétique globale minimale.

          Soit pour la réalisation d’au moins 2 types de travaux suivants :

          • Travaux d'isolation thermique des toitures,

          • Travaux d’isolation thermique des murs donnant sur l’extérieur,

          • Travaux d’isolation thermique des parois vitrées et portes donnant sur l’extérieur,

          • Travaux de régulation ou de remplacement de systèmes de chauffage ou de production d’eau chaude sanitaire performants,

          • Travaux d’installation d’équipements de chauffage utilisant une source d’énergie renouvelable,

          • Travaux d’installation d’équipements de production d’eau chaude sanitaire utilisant une source d’énergie renouvelable.

            Achèvement avant 1948

            La contribution mensuelle demandée au locataire est forfaitaire, fixe et non révisable.

            Elle est de 10 € pour un logement d’une pièce principale, 15 € pour un logement de 2 ou 3 pièces principales , et de 20 € pour un logement de 4 pièces principales ou plus.

            La contribution n’est due que pour la réalisation d’au moins 2 types de travaux suivants :

            • Travaux d'isolation thermique des toitures,

            • Travaux d’isolation thermique des murs donnant sur l’extérieur,

            • Travaux d’isolation thermique des parois vitrées et portes donnant sur l’extérieur,

            • Travaux de régulation ou de remplacement de systèmes de chauffage ou de production d’eau chaude sanitaire performants,

            • Travaux d’installation d’équipements de chauffage utilisant une source d’énergie renouvelable,

            • Travaux d’installation d’équipements de production d’eau chaude sanitaire utilisant une source d’énergie renouvelable.

              La contribution est due durant au maximum 15 ans. Si le locataire quitte définitivement le logement, le propriétaire peut percevoir la contribution du nouveau locataire à la condition qu’il lui fournisse, avant de signer le nouveau bail :

              • La justification des travaux faits et du maintien de la contribution,

              • La date de fin de versement de la contribution.

              La contribution doit figurer sur la quittance de loyer, au moyen d’une ligne intitulée Contribution au partage de l’économie de charges. La date d’achèvement des travaux, ainsi que la date de mise en place et de fin de versement de la contribution, doivent également être indiqués.

              À savoir

              Il est possible de consulter un modèle de quittance de loyer (particuliers).

              Bail d’un logement meublé

              Attention

              Lorsque le logement est loué avec un bail mobilité, le loyer ne doit pas être révisé en cours de bail.

              À quelles conditions peut-on réviser le loyer d’un logement meublé ?

              Le propriétaire (ou l'agence immobilière) d'un logement mis en location avec un bail d'habitation, peut réviser le loyer 1 fois par an, si une clause du bail le prévoit. Sans cette clause, le loyer ne peut pas être révisé.

              Attention

              Réviser le loyer est interdit dans les cas suivants :

              • En métropole, lorsque le bail est signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 24 août 2022, et qu'il concerne un logement classé F ou G (classement indiqué sur le DPE),

              • En Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion et Mayotte, lorsque le bail est signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 1er juillet 2024, et qu'il concerne un logement classé F ou G (classement indiqué sur le DPE).

              La date de l'IRL à prendre en compte est la date indiquée dans le bail. Il peut s'agir de la date de fin annuelle du bail ou d'une autre date convenue entre le propriétaire (ou l’agence immobilière) et le locataire.

              Si la date de l'IRL à prendre en compte n'est pas indiquée dans le bail, il faut prendre la date du dernier IRL publié par l'Insee au moment de la signature du bail.

              Attention

              • Si un complément de loyer s'applique, le montant du loyer à réviser est égal au total du loyer de base et du complément de loyer.

              • Si les charges (particuliers) sont à payer au forfait, ce montant peut être révisé chaque année selon les mêmes règles que celles de la révision du loyer.

              Comment calculer la révision du loyer d’un logement meublé ?

              L'indice de référence des loyers (IRL) (particuliers) sert de base pour calculer la révision du loyer. L'augmentation annuelle du loyer est plafonnée par l'évolution sur un an de l'IRL.

              Pour calculer la révision du montant mensuel du loyer, le propriétaire (ou l'agence immobilière) a besoin des 3 éléments suivants :

              • Montant actuel du loyer mensuel

              • IRL du trimestre de référence de l'année en cours

              • IRL du trimestre de référence (prévu dans le bail ou dernier publié par l'Insee au moment de la signature du bail).

              Le calcul consiste à faire l'opération suivante  :

              Nouveau loyer = Montant actuel du loyer mensuel x IRL du trimestre de référence de l’année en cours / IRL du même trimestre de l'année précédente.

              À savoir

              Le résultat du calcul doit être arrondi à la 2e décimale la plus proche.

              Exemple

              Un bail signé en métropole (sur le continent) le 20 juillet 2024, et fixant le loyer mensuel à 600 €, peut être révisé le 20 juillet 2025.

              Le dernier indice publié à la date de signature du bail est celui du 2e trimestre 2024, soit 145,17.

              Le nouvel indice publié à la date de révision est celui du 2e trimestre 2025, soit 146,68.

              Le 20 juillet 2025, date de la 1re révision du loyer, le nouveau montant du loyer doit être calculé de la manière suivante : 600 € x 146,68 / 145,17 = 606,24 €.

              Rappel

              • Si les charges (particuliers) sont à payer au forfait, ce montant peut être révisé chaque année selon les mêmes règles que celles de la révision du loyer.

              • Lorsque le logement est loué avec un bail mobilité, il est interdit de réviser le loyer en cours de bail.

              Dans quel délai s'applique la révision du loyer ?

              La révision annuelle du loyer n’est pas automatique. Le propriétaire doit en informer le locataire par un courrier, envoyé de préférence par lettre recommandée avec accusé de réception.

              La révision annuelle de loyer peut être faite durant l'année qui suit la date de révision du loyer.

              La révision de loyer ne s'applique pas rétroactivement, mais seulement à partir de la date de la demande.

              Lorsque le délai d'un an est écoulé, la révision non appliquée est perdue pour le propriétaire.

              Exemple

              Si la date de révision du loyer est le 13 mars 2025, le propriétaire peut réviser le loyer jusqu'au 12 mars 2026.

              Mais si le propriétaire n'en fait la demande que le 13 juin 2025, seuls les loyers perçus à partir de cette date peuvent être augmentés.

              Comment contester la révision du loyer ?

              En cas d'erreur de calcul, le locataire peut contester l'augmentation fixée par son propriétaire.

              Le montant du litige est déterminant.

              Litige inférieur ou égal à 5 000 €

              1. Mise en demeure (étape facultative)

              Si vous ne parvenez pas à parler à votre locataire ou à votre propriétaire (ou à l’agence immobilière), vous pouvez lui envoyer un courrier recommandé avec accusé de réception.

              Le courrier doit décrire les faits le plus précisément possible.

              Vous devez y joindre des documents pour appuyer votre propos (textes de loi, copie du bail, quittances...).

              Par exemple, si le propriétaire a fait une erreur de calcul, le locataire peut contester la révision annuelle du loyer à l’aide de ce type de courrier :

              2. Démarche amiable (étape obligatoire)

              Si le litige persiste en dépit de la mise en demeure, il faut engager une démarche amiable en faisant intervenir :

              Cette démarche amiable est obligatoire pour pouvoir ensuite saisir le juge.

              3. Saisir le juge

              En cas d'échec de la démarche amiable, il faut saisir le juge des contentieux de la protection (particuliers) du tribunal dont dépend le logement loué, dans les 3 ans qui suivent la date de révision du loyer qui pose problème.

              • Contester le montant d'une révision de loyer en cours de bail - Modèle de document

              Litige supérieur à 5 000 €

              1. Mise en demeure (étape facultative)

              Si vous ne parvenez pas à parler à votre locataire ou à votre propriétaire (ou à l’agence immobilière), vous pouvez lui envoyer un courrier recommandé avec accusé de réception.

              Le courrier doit décrire les faits le plus précisément possible.

              Vous devez y joindre des documents pour appuyer votre propos (textes de loi, copie du bail, quittances...).

              Par exemple, si le propriétaire a fait une erreur de calcul, le locataire peut contester la révision annuelle du loyer à l’aide de ce type de courrier :

              2. Démarche amiable (étape facultative)

              Si le litige persiste en dépit de la mise en demeure, il peut être utile d'engager une démarche amiable en faisant intervenir :

              3. Saisir le juge

              Il faut saisir le juge des contentieux de la protection (particuliers) du tribunal dont dépend le logement loué, dans les 3 ans qui suivent la date de révision du loyer qui pose problème.

              • Contester le montant d'une révision de loyer en cours de bail - Modèle de document

            Voir aussi...

            Voir aussi...

            Références

            Le propriétaire d'un logement loué avec un bail d’habitation peut augmenter le loyer en cours de bail dans certains cas seulement. D'une part, lorsque le bail contient une clause de révision annuelle du loyer. D'autre part, pour un logement vide, lorsqu’il fait des travaux à ses frais, il peut convenir avec le locataire d’une majoration exceptionnelle pour travaux d'amélioration , ou d’une contribution au partage des économies de charges pour travaux d’économies d’énergie. Nous vous expliquons.

            Les règles sont différentes selon le type de bail d’habitation signé :

              Bail d’un logement vide

              Révision annuelle

              À quelles conditions peut-on réviser le loyer d’un logement vide ?

              Le propriétaire (ou l'agence immobilière) d'un logement mis en location avec un bail de logement vide, peut réviser le loyer 1 fois par an, si une clause du bail le prévoit. Sans cette clause, le loyer ne peut pas être révisé.

              Attention

              Réviser le loyer est interdit dans les cas suivants :

              • En métropole, lorsque le bail est signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 24 août 2022, et qu'il concerne un logement classé F ou G (classement indiqué sur le DPE),

              • En Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion et Mayotte, lorsque le bail est signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 1er juillet 2024, et qu'il concerne un logement classé F ou G (classement indiqué sur le DPE).

              La date de l'IRL à prendre en compte est la date indiquée dans le bail. Il peut s'agir de la date de fin annuelle du bail ou d'une autre date convenue entre le propriétaire (ou l’agence immobilière) et le locataire.

              Si la date de l'IRL à prendre en compte n'est pas indiquée dans le bail, il faut prendre la date du dernier IRL publié par l'Insee au moment de la signature du bail.

              Attention

              Comment calculer la révision du loyer d’un logement vide ?

              L'indice de référence des loyers (IRL) (particuliers) sert de base pour calculer la révision du loyer. L'augmentation annuelle du loyer est plafonnée par l'évolution sur un an de l'IRL.

              Pour calculer la révision du montant mensuel du loyer, le propriétaire (ou l'agence immobilière) a besoin des 3 éléments suivants :

              • Montant actuel du loyer mensuel

              • IRL du trimestre de référence de l'année en cours

              • IRL du trimestre de référence (prévu dans le bail ou dernier publié par l'Insee au moment de la signature du bail).

              Le calcul consiste à faire l'opération suivante  :

              Nouveau loyer = Montant actuel du loyer mensuel x IRL du trimestre de référence de l’année en cours / IRL du même trimestre de l'année précédente.

              À savoir

              Le résultat du calcul doit être arrondi à la 2e décimale la plus proche.

              Exemple

              Un bail signé en métropole (sur le continent) le 20 juillet 2024, et fixant le loyer mensuel à 600 €, peut être révisé le 20 juillet 2025.

              Le dernier indice publié à la date de signature du bail est celui du 2e trimestre 2024, soit 145,17.

              Le nouvel indice publié à la date de révision est celui du 2e trimestre 2025, soit 146,68.

              Le 20 juillet 2025, date de la 1re révision du loyer, le nouveau montant du loyer doit être calculé de la manière suivante : 600 € x 146,68 / 145,17 = 606,24 €.

              Connaître les récents IRL publiés

              La valeur de l'IRL dépend du lieu où se situe le logement :

              Métropole (continent)

              Valeurs de l'IRL en métropole sur le continent

              Année

              Trimestre

              Valeur de l'IRL

              Variation annuelle

              Publication au Journal officiel

              Publication par l'Insee

              2025

              4e trimestre

              145,78

              0,79 %

              16/01/2026

              15/01/2026

              2025

              3e trimestre

              145,77

              0,87 %

              17/10/2025

              15/10/2025

              2025

              2e trimestre

              146,68

              1,04 %

              13/07/2025

              11/07/2025

              2025

              1er trimestre

              145,47

              1,40 %

              16/04/2025

              15/04/2025

              2024

              4e trimestre

              144,64

              1,82 %

              16/01/2025

              15/01/2025

              2024

              3e trimestre

              144,51

              2,47 %

              16/10/2024

              15/10/2024

              2024

              2e trimestre

              145,17

              3,26 %

              18/07/2024

              12/07/2024

                Corse

                Valeurs de l'IRL en Corse

                Année

                Trimestre

                Valeur de l'IRL

                Variation annuelle

                Publication au Journal officiel

                Publication par l'Insee

                2025

                4e trimestre

                141,59

                0,79 %

                16/01/2026

                15/01/2026

                2025

                3e trimestre

                141,58

                0,87 %

                17/10/2025

                15/10/2025

                2025

                2e trimestre

                144,56

                +1,04 %

                13/07/2025

                11/07/2025

                2025

                1er trimestre

                141,28

                +1,40 %

                16/04/2025

                15/04/2025

                2024

                4e trimestre

                140,48

                +1,82 %

                16/01/2025

                15/01/2025

                2024

                3e trimestre

                140,36

                2,47 %

                16/10/2024

                15/10/2024

                2024

                2e trimestre

                143,07

                3,26 %

                18/07/2024

                12/07/2024

                  Dom

                  Valeurs de l'IRL dans les Dom

                  Année

                  Trimestre

                  Valeur de l'IRL

                  Variation annuelle

                  Publication au Journal officiel

                  Publication par l'Insee

                  2025

                  4e trimestre

                  142,98

                  0,79 %

                  16/01/2026

                  15/01/2026

                  2025

                  3e trimestre

                  142,97

                  0,87 %

                  17/10/2025

                  15/10/2025

                  2025

                  2e trimestre

                  145,27

                  1,04 %

                  13/07/2025

                  11/07/2025

                  2025

                  1er trimestre

                  142,67

                  1,40 %

                  16/04/2025

                  15/04/2025

                  2024

                  4e trimestre

                  141,86

                  1,82 %

                  16/01/2025

                  15/01/2025

                  2024

                  3e trimestre

                  141,74

                  2,47 %

                  16/10/2024

                  15/10/2024

                  2024

                  2e trimestre

                  143,77

                  3,26 %

                  18/07/2024

                  12/04/2024

                    Pour un logement situé en métropole (sur le continent), vous pouvez faire le calcul à l’aide du simulateur suivant :

                  • Calculer la révision du loyer - Simulateur
                  • Rappel

                    Dans quel délai s'applique la révision du loyer ?

                    La révision annuelle du loyer n’est pas automatique. Le propriétaire doit en informer le locataire par un courrier, envoyé de préférence par lettre recommandée avec accusé de réception.

                    La révision annuelle de loyer peut être faite durant l'année qui suit la date de révision du loyer.

                    La révision de loyer ne s'applique pas rétroactivement, mais seulement à partir de la date de la demande.

                    Lorsque le délai d'un an est écoulé, la révision non appliquée est perdue pour le propriétaire.

                    Exemple

                    Si la date de révision du loyer est le 13 mars 2025, le propriétaire peut réviser le loyer jusqu'au 12 mars 2026.

                    Mais si le propriétaire n'en fait la demande que le 13 juin 2025, seuls les loyers perçus à partir de cette date peuvent être augmentés.

                    Comment contester la révision du loyer ?

                    En cas d'erreur de calcul, le locataire peut contester l'augmentation fixée par son propriétaire.

                    Le montant du litige est déterminant.

                    Litige inférieur ou égal à 5 000 €

                    1. Mise en demeure (étape facultative)

                    Si vous ne parvenez pas à parler à votre locataire ou à votre propriétaire (ou à l’agence immobilière), vous pouvez lui envoyer un courrier recommandé avec accusé de réception.

                    Le courrier doit décrire les faits le plus précisément possible.

                    Vous devez y joindre des documents pour appuyer votre propos (textes de loi, copie du bail, quittances...).

                    Par exemple, si le propriétaire a fait une erreur de calcul, le locataire peut contester la révision annuelle du loyer à l’aide de ce type de courrier :

                    2. Démarche amiable (étape obligatoire)

                    Si le litige persiste en dépit de la mise en demeure, il faut engager une démarche amiable en faisant intervenir :

                    Cette démarche amiable est obligatoire pour pouvoir ensuite saisir le juge.

                    3. Saisir le juge

                    En cas d'échec de la démarche amiable, il faut saisir le juge des contentieux de la protection (particuliers) du tribunal dont dépend le logement loué, dans les 3 ans qui suivent la date de révision du loyer qui pose problème.

                    • Contester le montant d'une révision de loyer en cours de bail - Modèle de document

                    Litige supérieur à 5 000 €

                    1. Mise en demeure (étape facultative)

                    Si vous ne parvenez pas à parler à votre locataire ou à votre propriétaire (ou à l’agence immobilière), vous pouvez lui envoyer un courrier recommandé avec accusé de réception.

                    Le courrier doit décrire les faits le plus précisément possible.

                    Vous devez y joindre des documents pour appuyer votre propos (textes de loi, copie du bail, quittances...).

                    Par exemple, si le propriétaire a fait une erreur de calcul, le locataire peut contester la révision annuelle du loyer à l’aide de ce type de courrier :

                    2. Démarche amiable (étape facultative)

                    Si le litige persiste en dépit de la mise en demeure, il peut être utile d'engager une démarche amiable en faisant intervenir :

                    3. Saisir le juge

                    Il faut saisir le juge des contentieux de la protection (particuliers) du tribunal dont dépend le logement loué, dans les 3 ans qui suivent la date de révision du loyer qui pose problème.

                    • Contester le montant d'une révision de loyer en cours de bail - Modèle de document

                    Majoration exceptionnelle

                    Attention

                    Ces règles ne s'appliquent pas au logement régi par la loi de 1948 (particuliers) ou conventionné Anah (particuliers).

                    Exceptionnellement, le loyer peut être majoré en cours de bail en cas de travaux d'amélioration faits aux frais du propriétaire, dans le logement ou dans les parties communes de l’immeuble.

                    Il peut s’agir de travaux apportant notamment :

                    • Un équipement nouveau, un service ou une qualité supérieurs au niveau des prestations existantes (par exemple : ascenseur)

                    • Une diminution des dépenses d'entretien et d'exploitation (par exemple : chaudière conforme aux normes les plus récentes),

                    • Une plus grande sécurité pour les biens et les personnes (par exemple : porte blindée, digicode)

                    Le propriétaire et le locataire conviennent du montant de la majoration de loyer consécutive à ces travaux :

                    • Soit conformément à une clause déjà présente dans le bail

                    • Soit par la signature d’un avenant

                    Attention

                    Majorer le loyer est interdit dans les cas suivants :

                    • En métropole, lorsque le bail est signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 24 août 2022, et qu'il concerne un logement classé F ou G (classement indiqué sur le DPE)

                    • En Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion et Mayotte, lorsque le bail est signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 1er juillet 2024, et qu'il concerne un logement classé F ou G (classement indiqué sur le DPE).

                    Contribution au partage des économies de charges

                    Lorsque le propriétaire fait à ses frais des travaux d’économies d’énergie dans le logement ou dans les parties communes d’un bâtiment achevé avant 1990, il peut percevoir du locataire une contribution au partage des économies de charges.

                    Cette contribution est due à partir de l’achèvement des travaux, aux conditions suivantes :

                    • Le propriétaire a convenu préalablement avec le locataire des travaux à faire, de leur modalités de réalisation, des économies de charges attendues et de la contribution du locataire au partage des économies de charges (notamment sa durée).

                    • Les travaux bénéficient directement au locataire.

                    • Le propriétaire fournit au locataire le formulaire cerfa n°13968 (particuliers)

                    • Un ensemble de travaux a été fait dans le logement, ou le logement est désormais classé de A à E (classement indiqué sur le DPE).

                    La contribution est interdite dans les cas suivants :

                    • En métropole, lorsque le bail est signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 24 août 2022, et qu'il concerne un logement classé F ou G (classement indiqué sur le )

                    • En Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion et Mayotte, lorsque le bail est signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 1er juillet 2024, et qu'il concerne un logement classé F ou G (classement indiqué sur le ).

                    Le montant de la contribution dépend de la date d’achèvement du bâtiment et des travaux réalisés :

                    Achèvement entre 1948 et 1989

                    La contribution mensuelle demandée au locataire peut être :

                    • Soit forfaitaire, fixe et non révisable. D’un montant de 10 € pour un logement d’une pièce principale, de 15 € pour un logement de 2 ou 3 pièces principales, et de 20 € pour un logement de 4 pièces principales ou plus.

                    • Soitfixe, non révisable et calculée de 2 façons. Mais son montant ne peut pas dépasser la moitié des économies d’énergie attendues.

                    La contribution n’est due que pour certains travaux.

                    Soit des travaux permettant d’atteindre une performance énergétique globale minimale, en limitant la consommation d’énergie du bâtiment pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire, le refroidissement, l’éclairage en dessous d’un seuil. Dans ce cas, un bureau d’études doit faire une étude thermique préalable pour déterminer les travaux à faire pour atteindre cette performance énergétique globale minimale.

                    Soit pour la réalisation d’au moins 2 types de travaux suivants :

                    • Travaux d'isolation thermique des toitures,

                    • Travaux d’isolation thermique des murs donnant sur l’extérieur,

                    • Travaux d’isolation thermique des parois vitrées et portes donnant sur l’extérieur,

                    • Travaux de régulation ou de remplacement de systèmes de chauffage ou de production d’eau chaude sanitaire performants,

                    • Travaux d’installation d’équipements de chauffage utilisant une source d’énergie renouvelable,

                    • Travaux d’installation d’équipements de production d’eau chaude sanitaire utilisant une source d’énergie renouvelable.

                      Achèvement avant 1948

                      La contribution mensuelle demandée au locataire est forfaitaire, fixe et non révisable.

                      Elle est de 10 € pour un logement d’une pièce principale, 15 € pour un logement de 2 ou 3 pièces principales , et de 20 € pour un logement de 4 pièces principales ou plus.

                      La contribution n’est due que pour la réalisation d’au moins 2 types de travaux suivants :

                      • Travaux d'isolation thermique des toitures,

                      • Travaux d’isolation thermique des murs donnant sur l’extérieur,

                      • Travaux d’isolation thermique des parois vitrées et portes donnant sur l’extérieur,

                      • Travaux de régulation ou de remplacement de systèmes de chauffage ou de production d’eau chaude sanitaire performants,

                      • Travaux d’installation d’équipements de chauffage utilisant une source d’énergie renouvelable,

                      • Travaux d’installation d’équipements de production d’eau chaude sanitaire utilisant une source d’énergie renouvelable.

                        La contribution est due durant au maximum 15 ans. Si le locataire quitte définitivement le logement, le propriétaire peut percevoir la contribution du nouveau locataire à la condition qu’il lui fournisse, avant de signer le nouveau bail :

                        • La justification des travaux faits et du maintien de la contribution,

                        • La date de fin de versement de la contribution.

                        La contribution doit figurer sur la quittance de loyer, au moyen d’une ligne intitulée Contribution au partage de l’économie de charges. La date d’achèvement des travaux, ainsi que la date de mise en place et de fin de versement de la contribution, doivent également être indiqués.

                        À savoir

                        Il est possible de consulter un modèle de quittance de loyer (particuliers).

                        Bail d’un logement meublé

                        Attention

                        Lorsque le logement est loué avec un bail mobilité, le loyer ne doit pas être révisé en cours de bail.

                        À quelles conditions peut-on réviser le loyer d’un logement meublé ?

                        Le propriétaire (ou l'agence immobilière) d'un logement mis en location avec un bail d'habitation, peut réviser le loyer 1 fois par an, si une clause du bail le prévoit. Sans cette clause, le loyer ne peut pas être révisé.

                        Attention

                        Réviser le loyer est interdit dans les cas suivants :

                        • En métropole, lorsque le bail est signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 24 août 2022, et qu'il concerne un logement classé F ou G (classement indiqué sur le DPE),

                        • En Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion et Mayotte, lorsque le bail est signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 1er juillet 2024, et qu'il concerne un logement classé F ou G (classement indiqué sur le DPE).

                        La date de l'IRL à prendre en compte est la date indiquée dans le bail. Il peut s'agir de la date de fin annuelle du bail ou d'une autre date convenue entre le propriétaire (ou l’agence immobilière) et le locataire.

                        Si la date de l'IRL à prendre en compte n'est pas indiquée dans le bail, il faut prendre la date du dernier IRL publié par l'Insee au moment de la signature du bail.

                        Attention

                        • Si un complément de loyer s'applique, le montant du loyer à réviser est égal au total du loyer de base et du complément de loyer.

                        • Si les charges (particuliers) sont à payer au forfait, ce montant peut être révisé chaque année selon les mêmes règles que celles de la révision du loyer.

                        Comment calculer la révision du loyer d’un logement meublé ?

                        L'indice de référence des loyers (IRL) (particuliers) sert de base pour calculer la révision du loyer. L'augmentation annuelle du loyer est plafonnée par l'évolution sur un an de l'IRL.

                        Pour calculer la révision du montant mensuel du loyer, le propriétaire (ou l'agence immobilière) a besoin des 3 éléments suivants :

                        • Montant actuel du loyer mensuel

                        • IRL du trimestre de référence de l'année en cours

                        • IRL du trimestre de référence (prévu dans le bail ou dernier publié par l'Insee au moment de la signature du bail).

                        Le calcul consiste à faire l'opération suivante  :

                        Nouveau loyer = Montant actuel du loyer mensuel x IRL du trimestre de référence de l’année en cours / IRL du même trimestre de l'année précédente.

                        À savoir

                        Le résultat du calcul doit être arrondi à la 2e décimale la plus proche.

                        Exemple

                        Un bail signé en métropole (sur le continent) le 20 juillet 2024, et fixant le loyer mensuel à 600 €, peut être révisé le 20 juillet 2025.

                        Le dernier indice publié à la date de signature du bail est celui du 2e trimestre 2024, soit 145,17.

                        Le nouvel indice publié à la date de révision est celui du 2e trimestre 2025, soit 146,68.

                        Le 20 juillet 2025, date de la 1re révision du loyer, le nouveau montant du loyer doit être calculé de la manière suivante : 600 € x 146,68 / 145,17 = 606,24 €.

                        Rappel

                        • Si les charges (particuliers) sont à payer au forfait, ce montant peut être révisé chaque année selon les mêmes règles que celles de la révision du loyer.

                        • Lorsque le logement est loué avec un bail mobilité, il est interdit de réviser le loyer en cours de bail.

                        Dans quel délai s'applique la révision du loyer ?

                        La révision annuelle du loyer n’est pas automatique. Le propriétaire doit en informer le locataire par un courrier, envoyé de préférence par lettre recommandée avec accusé de réception.

                        La révision annuelle de loyer peut être faite durant l'année qui suit la date de révision du loyer.

                        La révision de loyer ne s'applique pas rétroactivement, mais seulement à partir de la date de la demande.

                        Lorsque le délai d'un an est écoulé, la révision non appliquée est perdue pour le propriétaire.

                        Exemple

                        Si la date de révision du loyer est le 13 mars 2025, le propriétaire peut réviser le loyer jusqu'au 12 mars 2026.

                        Mais si le propriétaire n'en fait la demande que le 13 juin 2025, seuls les loyers perçus à partir de cette date peuvent être augmentés.

                        Comment contester la révision du loyer ?

                        En cas d'erreur de calcul, le locataire peut contester l'augmentation fixée par son propriétaire.

                        Le montant du litige est déterminant.

                        Litige inférieur ou égal à 5 000 €

                        1. Mise en demeure (étape facultative)

                        Si vous ne parvenez pas à parler à votre locataire ou à votre propriétaire (ou à l’agence immobilière), vous pouvez lui envoyer un courrier recommandé avec accusé de réception.

                        Le courrier doit décrire les faits le plus précisément possible.

                        Vous devez y joindre des documents pour appuyer votre propos (textes de loi, copie du bail, quittances...).

                        Par exemple, si le propriétaire a fait une erreur de calcul, le locataire peut contester la révision annuelle du loyer à l’aide de ce type de courrier :

                        2. Démarche amiable (étape obligatoire)

                        Si le litige persiste en dépit de la mise en demeure, il faut engager une démarche amiable en faisant intervenir :

                        Cette démarche amiable est obligatoire pour pouvoir ensuite saisir le juge.

                        3. Saisir le juge

                        En cas d'échec de la démarche amiable, il faut saisir le juge des contentieux de la protection (particuliers) du tribunal dont dépend le logement loué, dans les 3 ans qui suivent la date de révision du loyer qui pose problème.

                        • Contester le montant d'une révision de loyer en cours de bail - Modèle de document

                        Litige supérieur à 5 000 €

                        1. Mise en demeure (étape facultative)

                        Si vous ne parvenez pas à parler à votre locataire ou à votre propriétaire (ou à l’agence immobilière), vous pouvez lui envoyer un courrier recommandé avec accusé de réception.

                        Le courrier doit décrire les faits le plus précisément possible.

                        Vous devez y joindre des documents pour appuyer votre propos (textes de loi, copie du bail, quittances...).

                        Par exemple, si le propriétaire a fait une erreur de calcul, le locataire peut contester la révision annuelle du loyer à l’aide de ce type de courrier :

                        2. Démarche amiable (étape facultative)

                        Si le litige persiste en dépit de la mise en demeure, il peut être utile d'engager une démarche amiable en faisant intervenir :

                        3. Saisir le juge

                        Il faut saisir le juge des contentieux de la protection (particuliers) du tribunal dont dépend le logement loué, dans les 3 ans qui suivent la date de révision du loyer qui pose problème.

                        • Contester le montant d'une révision de loyer en cours de bail - Modèle de document

                      Voir aussi...

                      Voir aussi...

                      Références

                      A noter :
                      le délai de recours contentieux des tiers à l’encontre de votre autorisation est de deux mois à partir de la date de l’affichage sur le terrain. Il est donc très important d’afficher correctement votre autorisation et de pouvoir, en cas de conflit, en prouver la réalité (témoignages, photos, constats d’huissier…).

                      Le propriétaire d'un logement loué avec un bail d’habitation peut augmenter le loyer en cours de bail dans certains cas seulement. D'une part, lorsque le bail contient une clause de révision annuelle du loyer. D'autre part, pour un logement vide, lorsqu’il fait des travaux à ses frais, il peut convenir avec le locataire d’une majoration exceptionnelle pour travaux d'amélioration , ou d’une contribution au partage des économies de charges pour travaux d’économies d’énergie. Nous vous expliquons.

                      Les règles sont différentes selon le type de bail d’habitation signé :

                        Bail d’un logement vide

                        Révision annuelle

                        À quelles conditions peut-on réviser le loyer d’un logement vide ?

                        Le propriétaire (ou l'agence immobilière) d'un logement mis en location avec un bail de logement vide, peut réviser le loyer 1 fois par an, si une clause du bail le prévoit. Sans cette clause, le loyer ne peut pas être révisé.

                        Attention

                        Réviser le loyer est interdit dans les cas suivants :

                        • En métropole, lorsque le bail est signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 24 août 2022, et qu'il concerne un logement classé F ou G (classement indiqué sur le DPE),

                        • En Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion et Mayotte, lorsque le bail est signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 1er juillet 2024, et qu'il concerne un logement classé F ou G (classement indiqué sur le DPE).

                        La date de l'IRL à prendre en compte est la date indiquée dans le bail. Il peut s'agir de la date de fin annuelle du bail ou d'une autre date convenue entre le propriétaire (ou l’agence immobilière) et le locataire.

                        Si la date de l'IRL à prendre en compte n'est pas indiquée dans le bail, il faut prendre la date du dernier IRL publié par l'Insee au moment de la signature du bail.

                        Attention

                        Comment calculer la révision du loyer d’un logement vide ?

                        L'indice de référence des loyers (IRL) (particuliers) sert de base pour calculer la révision du loyer. L'augmentation annuelle du loyer est plafonnée par l'évolution sur un an de l'IRL.

                        Pour calculer la révision du montant mensuel du loyer, le propriétaire (ou l'agence immobilière) a besoin des 3 éléments suivants :

                        • Montant actuel du loyer mensuel

                        • IRL du trimestre de référence de l'année en cours

                        • IRL du trimestre de référence (prévu dans le bail ou dernier publié par l'Insee au moment de la signature du bail).

                        Le calcul consiste à faire l'opération suivante  :

                        Nouveau loyer = Montant actuel du loyer mensuel x IRL du trimestre de référence de l’année en cours / IRL du même trimestre de l'année précédente.

                        À savoir

                        Le résultat du calcul doit être arrondi à la 2e décimale la plus proche.

                        Exemple

                        Un bail signé en métropole (sur le continent) le 20 juillet 2024, et fixant le loyer mensuel à 600 €, peut être révisé le 20 juillet 2025.

                        Le dernier indice publié à la date de signature du bail est celui du 2e trimestre 2024, soit 145,17.

                        Le nouvel indice publié à la date de révision est celui du 2e trimestre 2025, soit 146,68.

                        Le 20 juillet 2025, date de la 1re révision du loyer, le nouveau montant du loyer doit être calculé de la manière suivante : 600 € x 146,68 / 145,17 = 606,24 €.

                        Connaître les récents IRL publiés

                        La valeur de l'IRL dépend du lieu où se situe le logement :

                        Métropole (continent)

                        Valeurs de l'IRL en métropole sur le continent

                        Année

                        Trimestre

                        Valeur de l'IRL

                        Variation annuelle

                        Publication au Journal officiel

                        Publication par l'Insee

                        2025

                        4e trimestre

                        145,78

                        0,79 %

                        16/01/2026

                        15/01/2026

                        2025

                        3e trimestre

                        145,77

                        0,87 %

                        17/10/2025

                        15/10/2025

                        2025

                        2e trimestre

                        146,68

                        1,04 %

                        13/07/2025

                        11/07/2025

                        2025

                        1er trimestre

                        145,47

                        1,40 %

                        16/04/2025

                        15/04/2025

                        2024

                        4e trimestre

                        144,64

                        1,82 %

                        16/01/2025

                        15/01/2025

                        2024

                        3e trimestre

                        144,51

                        2,47 %

                        16/10/2024

                        15/10/2024

                        2024

                        2e trimestre

                        145,17

                        3,26 %

                        18/07/2024

                        12/07/2024

                          Corse

                          Valeurs de l'IRL en Corse

                          Année

                          Trimestre

                          Valeur de l'IRL

                          Variation annuelle

                          Publication au Journal officiel

                          Publication par l'Insee

                          2025

                          4e trimestre

                          141,59

                          0,79 %

                          16/01/2026

                          15/01/2026

                          2025

                          3e trimestre

                          141,58

                          0,87 %

                          17/10/2025

                          15/10/2025

                          2025

                          2e trimestre

                          144,56

                          +1,04 %

                          13/07/2025

                          11/07/2025

                          2025

                          1er trimestre

                          141,28

                          +1,40 %

                          16/04/2025

                          15/04/2025

                          2024

                          4e trimestre

                          140,48

                          +1,82 %

                          16/01/2025

                          15/01/2025

                          2024

                          3e trimestre

                          140,36

                          2,47 %

                          16/10/2024

                          15/10/2024

                          2024

                          2e trimestre

                          143,07

                          3,26 %

                          18/07/2024

                          12/07/2024

                            Dom

                            Valeurs de l'IRL dans les Dom

                            Année

                            Trimestre

                            Valeur de l'IRL

                            Variation annuelle

                            Publication au Journal officiel

                            Publication par l'Insee

                            2025

                            4e trimestre

                            142,98

                            0,79 %

                            16/01/2026

                            15/01/2026

                            2025

                            3e trimestre

                            142,97

                            0,87 %

                            17/10/2025

                            15/10/2025

                            2025

                            2e trimestre

                            145,27

                            1,04 %

                            13/07/2025

                            11/07/2025

                            2025

                            1er trimestre

                            142,67

                            1,40 %

                            16/04/2025

                            15/04/2025

                            2024

                            4e trimestre

                            141,86

                            1,82 %

                            16/01/2025

                            15/01/2025

                            2024

                            3e trimestre

                            141,74

                            2,47 %

                            16/10/2024

                            15/10/2024

                            2024

                            2e trimestre

                            143,77

                            3,26 %

                            18/07/2024

                            12/04/2024

                              Pour un logement situé en métropole (sur le continent), vous pouvez faire le calcul à l’aide du simulateur suivant :

                            • Calculer la révision du loyer - Simulateur
                            • Rappel

                              Dans quel délai s'applique la révision du loyer ?

                              La révision annuelle du loyer n’est pas automatique. Le propriétaire doit en informer le locataire par un courrier, envoyé de préférence par lettre recommandée avec accusé de réception.

                              La révision annuelle de loyer peut être faite durant l'année qui suit la date de révision du loyer.

                              La révision de loyer ne s'applique pas rétroactivement, mais seulement à partir de la date de la demande.

                              Lorsque le délai d'un an est écoulé, la révision non appliquée est perdue pour le propriétaire.

                              Exemple

                              Si la date de révision du loyer est le 13 mars 2025, le propriétaire peut réviser le loyer jusqu'au 12 mars 2026.

                              Mais si le propriétaire n'en fait la demande que le 13 juin 2025, seuls les loyers perçus à partir de cette date peuvent être augmentés.

                              Comment contester la révision du loyer ?

                              En cas d'erreur de calcul, le locataire peut contester l'augmentation fixée par son propriétaire.

                              Le montant du litige est déterminant.

                              Litige inférieur ou égal à 5 000 €

                              1. Mise en demeure (étape facultative)

                              Si vous ne parvenez pas à parler à votre locataire ou à votre propriétaire (ou à l’agence immobilière), vous pouvez lui envoyer un courrier recommandé avec accusé de réception.

                              Le courrier doit décrire les faits le plus précisément possible.

                              Vous devez y joindre des documents pour appuyer votre propos (textes de loi, copie du bail, quittances...).

                              Par exemple, si le propriétaire a fait une erreur de calcul, le locataire peut contester la révision annuelle du loyer à l’aide de ce type de courrier :

                              2. Démarche amiable (étape obligatoire)

                              Si le litige persiste en dépit de la mise en demeure, il faut engager une démarche amiable en faisant intervenir :

                              Cette démarche amiable est obligatoire pour pouvoir ensuite saisir le juge.

                              3. Saisir le juge

                              En cas d'échec de la démarche amiable, il faut saisir le juge des contentieux de la protection (particuliers) du tribunal dont dépend le logement loué, dans les 3 ans qui suivent la date de révision du loyer qui pose problème.

                              • Contester le montant d'une révision de loyer en cours de bail - Modèle de document

                              Litige supérieur à 5 000 €

                              1. Mise en demeure (étape facultative)

                              Si vous ne parvenez pas à parler à votre locataire ou à votre propriétaire (ou à l’agence immobilière), vous pouvez lui envoyer un courrier recommandé avec accusé de réception.

                              Le courrier doit décrire les faits le plus précisément possible.

                              Vous devez y joindre des documents pour appuyer votre propos (textes de loi, copie du bail, quittances...).

                              Par exemple, si le propriétaire a fait une erreur de calcul, le locataire peut contester la révision annuelle du loyer à l’aide de ce type de courrier :

                              2. Démarche amiable (étape facultative)

                              Si le litige persiste en dépit de la mise en demeure, il peut être utile d'engager une démarche amiable en faisant intervenir :

                              3. Saisir le juge

                              Il faut saisir le juge des contentieux de la protection (particuliers) du tribunal dont dépend le logement loué, dans les 3 ans qui suivent la date de révision du loyer qui pose problème.

                              • Contester le montant d'une révision de loyer en cours de bail - Modèle de document

                              Majoration exceptionnelle

                              Attention

                              Ces règles ne s'appliquent pas au logement régi par la loi de 1948 (particuliers) ou conventionné Anah (particuliers).

                              Exceptionnellement, le loyer peut être majoré en cours de bail en cas de travaux d'amélioration faits aux frais du propriétaire, dans le logement ou dans les parties communes de l’immeuble.

                              Il peut s’agir de travaux apportant notamment :

                              • Un équipement nouveau, un service ou une qualité supérieurs au niveau des prestations existantes (par exemple : ascenseur)

                              • Une diminution des dépenses d'entretien et d'exploitation (par exemple : chaudière conforme aux normes les plus récentes),

                              • Une plus grande sécurité pour les biens et les personnes (par exemple : porte blindée, digicode)

                              Le propriétaire et le locataire conviennent du montant de la majoration de loyer consécutive à ces travaux :

                              • Soit conformément à une clause déjà présente dans le bail

                              • Soit par la signature d’un avenant

                              Attention

                              Majorer le loyer est interdit dans les cas suivants :

                              • En métropole, lorsque le bail est signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 24 août 2022, et qu'il concerne un logement classé F ou G (classement indiqué sur le DPE)

                              • En Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion et Mayotte, lorsque le bail est signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 1er juillet 2024, et qu'il concerne un logement classé F ou G (classement indiqué sur le DPE).

                              Contribution au partage des économies de charges

                              Lorsque le propriétaire fait à ses frais des travaux d’économies d’énergie dans le logement ou dans les parties communes d’un bâtiment achevé avant 1990, il peut percevoir du locataire une contribution au partage des économies de charges.

                              Cette contribution est due à partir de l’achèvement des travaux, aux conditions suivantes :

                              • Le propriétaire a convenu préalablement avec le locataire des travaux à faire, de leur modalités de réalisation, des économies de charges attendues et de la contribution du locataire au partage des économies de charges (notamment sa durée).

                              • Les travaux bénéficient directement au locataire.

                              • Le propriétaire fournit au locataire le formulaire cerfa n°13968 (particuliers)

                              • Un ensemble de travaux a été fait dans le logement, ou le logement est désormais classé de A à E (classement indiqué sur le DPE).

                              La contribution est interdite dans les cas suivants :

                              • En métropole, lorsque le bail est signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 24 août 2022, et qu'il concerne un logement classé F ou G (classement indiqué sur le )

                              • En Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion et Mayotte, lorsque le bail est signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 1er juillet 2024, et qu'il concerne un logement classé F ou G (classement indiqué sur le ).

                              Le montant de la contribution dépend de la date d’achèvement du bâtiment et des travaux réalisés :

                              Achèvement entre 1948 et 1989

                              La contribution mensuelle demandée au locataire peut être :

                              • Soit forfaitaire, fixe et non révisable. D’un montant de 10 € pour un logement d’une pièce principale, de 15 € pour un logement de 2 ou 3 pièces principales, et de 20 € pour un logement de 4 pièces principales ou plus.

                              • Soitfixe, non révisable et calculée de 2 façons. Mais son montant ne peut pas dépasser la moitié des économies d’énergie attendues.

                              La contribution n’est due que pour certains travaux.

                              Soit des travaux permettant d’atteindre une performance énergétique globale minimale, en limitant la consommation d’énergie du bâtiment pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire, le refroidissement, l’éclairage en dessous d’un seuil. Dans ce cas, un bureau d’études doit faire une étude thermique préalable pour déterminer les travaux à faire pour atteindre cette performance énergétique globale minimale.

                              Soit pour la réalisation d’au moins 2 types de travaux suivants :

                              • Travaux d'isolation thermique des toitures,

                              • Travaux d’isolation thermique des murs donnant sur l’extérieur,

                              • Travaux d’isolation thermique des parois vitrées et portes donnant sur l’extérieur,

                              • Travaux de régulation ou de remplacement de systèmes de chauffage ou de production d’eau chaude sanitaire performants,

                              • Travaux d’installation d’équipements de chauffage utilisant une source d’énergie renouvelable,

                              • Travaux d’installation d’équipements de production d’eau chaude sanitaire utilisant une source d’énergie renouvelable.

                                Achèvement avant 1948

                                La contribution mensuelle demandée au locataire est forfaitaire, fixe et non révisable.

                                Elle est de 10 € pour un logement d’une pièce principale, 15 € pour un logement de 2 ou 3 pièces principales , et de 20 € pour un logement de 4 pièces principales ou plus.

                                La contribution n’est due que pour la réalisation d’au moins 2 types de travaux suivants :

                                • Travaux d'isolation thermique des toitures,

                                • Travaux d’isolation thermique des murs donnant sur l’extérieur,

                                • Travaux d’isolation thermique des parois vitrées et portes donnant sur l’extérieur,

                                • Travaux de régulation ou de remplacement de systèmes de chauffage ou de production d’eau chaude sanitaire performants,

                                • Travaux d’installation d’équipements de chauffage utilisant une source d’énergie renouvelable,

                                • Travaux d’installation d’équipements de production d’eau chaude sanitaire utilisant une source d’énergie renouvelable.

                                  La contribution est due durant au maximum 15 ans. Si le locataire quitte définitivement le logement, le propriétaire peut percevoir la contribution du nouveau locataire à la condition qu’il lui fournisse, avant de signer le nouveau bail :

                                  • La justification des travaux faits et du maintien de la contribution,

                                  • La date de fin de versement de la contribution.

                                  La contribution doit figurer sur la quittance de loyer, au moyen d’une ligne intitulée Contribution au partage de l’économie de charges. La date d’achèvement des travaux, ainsi que la date de mise en place et de fin de versement de la contribution, doivent également être indiqués.

                                  À savoir

                                  Il est possible de consulter un modèle de quittance de loyer (particuliers).

                                  Bail d’un logement meublé

                                  Attention

                                  Lorsque le logement est loué avec un bail mobilité, le loyer ne doit pas être révisé en cours de bail.

                                  À quelles conditions peut-on réviser le loyer d’un logement meublé ?

                                  Le propriétaire (ou l'agence immobilière) d'un logement mis en location avec un bail d'habitation, peut réviser le loyer 1 fois par an, si une clause du bail le prévoit. Sans cette clause, le loyer ne peut pas être révisé.

                                  Attention

                                  Réviser le loyer est interdit dans les cas suivants :

                                  • En métropole, lorsque le bail est signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 24 août 2022, et qu'il concerne un logement classé F ou G (classement indiqué sur le DPE),

                                  • En Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion et Mayotte, lorsque le bail est signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 1er juillet 2024, et qu'il concerne un logement classé F ou G (classement indiqué sur le DPE).

                                  La date de l'IRL à prendre en compte est la date indiquée dans le bail. Il peut s'agir de la date de fin annuelle du bail ou d'une autre date convenue entre le propriétaire (ou l’agence immobilière) et le locataire.

                                  Si la date de l'IRL à prendre en compte n'est pas indiquée dans le bail, il faut prendre la date du dernier IRL publié par l'Insee au moment de la signature du bail.

                                  Attention

                                  • Si un complément de loyer s'applique, le montant du loyer à réviser est égal au total du loyer de base et du complément de loyer.

                                  • Si les charges (particuliers) sont à payer au forfait, ce montant peut être révisé chaque année selon les mêmes règles que celles de la révision du loyer.

                                  Comment calculer la révision du loyer d’un logement meublé ?

                                  L'indice de référence des loyers (IRL) (particuliers) sert de base pour calculer la révision du loyer. L'augmentation annuelle du loyer est plafonnée par l'évolution sur un an de l'IRL.

                                  Pour calculer la révision du montant mensuel du loyer, le propriétaire (ou l'agence immobilière) a besoin des 3 éléments suivants :

                                  • Montant actuel du loyer mensuel

                                  • IRL du trimestre de référence de l'année en cours

                                  • IRL du trimestre de référence (prévu dans le bail ou dernier publié par l'Insee au moment de la signature du bail).

                                  Le calcul consiste à faire l'opération suivante  :

                                  Nouveau loyer = Montant actuel du loyer mensuel x IRL du trimestre de référence de l’année en cours / IRL du même trimestre de l'année précédente.

                                  À savoir

                                  Le résultat du calcul doit être arrondi à la 2e décimale la plus proche.

                                  Exemple

                                  Un bail signé en métropole (sur le continent) le 20 juillet 2024, et fixant le loyer mensuel à 600 €, peut être révisé le 20 juillet 2025.

                                  Le dernier indice publié à la date de signature du bail est celui du 2e trimestre 2024, soit 145,17.

                                  Le nouvel indice publié à la date de révision est celui du 2e trimestre 2025, soit 146,68.

                                  Le 20 juillet 2025, date de la 1re révision du loyer, le nouveau montant du loyer doit être calculé de la manière suivante : 600 € x 146,68 / 145,17 = 606,24 €.

                                  Rappel

                                  • Si les charges (particuliers) sont à payer au forfait, ce montant peut être révisé chaque année selon les mêmes règles que celles de la révision du loyer.

                                  • Lorsque le logement est loué avec un bail mobilité, il est interdit de réviser le loyer en cours de bail.

                                  Dans quel délai s'applique la révision du loyer ?

                                  La révision annuelle du loyer n’est pas automatique. Le propriétaire doit en informer le locataire par un courrier, envoyé de préférence par lettre recommandée avec accusé de réception.

                                  La révision annuelle de loyer peut être faite durant l'année qui suit la date de révision du loyer.

                                  La révision de loyer ne s'applique pas rétroactivement, mais seulement à partir de la date de la demande.

                                  Lorsque le délai d'un an est écoulé, la révision non appliquée est perdue pour le propriétaire.

                                  Exemple

                                  Si la date de révision du loyer est le 13 mars 2025, le propriétaire peut réviser le loyer jusqu'au 12 mars 2026.

                                  Mais si le propriétaire n'en fait la demande que le 13 juin 2025, seuls les loyers perçus à partir de cette date peuvent être augmentés.

                                  Comment contester la révision du loyer ?

                                  En cas d'erreur de calcul, le locataire peut contester l'augmentation fixée par son propriétaire.

                                  Le montant du litige est déterminant.

                                  Litige inférieur ou égal à 5 000 €

                                  1. Mise en demeure (étape facultative)

                                  Si vous ne parvenez pas à parler à votre locataire ou à votre propriétaire (ou à l’agence immobilière), vous pouvez lui envoyer un courrier recommandé avec accusé de réception.

                                  Le courrier doit décrire les faits le plus précisément possible.

                                  Vous devez y joindre des documents pour appuyer votre propos (textes de loi, copie du bail, quittances...).

                                  Par exemple, si le propriétaire a fait une erreur de calcul, le locataire peut contester la révision annuelle du loyer à l’aide de ce type de courrier :

                                  2. Démarche amiable (étape obligatoire)

                                  Si le litige persiste en dépit de la mise en demeure, il faut engager une démarche amiable en faisant intervenir :

                                  Cette démarche amiable est obligatoire pour pouvoir ensuite saisir le juge.

                                  3. Saisir le juge

                                  En cas d'échec de la démarche amiable, il faut saisir le juge des contentieux de la protection (particuliers) du tribunal dont dépend le logement loué, dans les 3 ans qui suivent la date de révision du loyer qui pose problème.

                                  • Contester le montant d'une révision de loyer en cours de bail - Modèle de document

                                  Litige supérieur à 5 000 €

                                  1. Mise en demeure (étape facultative)

                                  Si vous ne parvenez pas à parler à votre locataire ou à votre propriétaire (ou à l’agence immobilière), vous pouvez lui envoyer un courrier recommandé avec accusé de réception.

                                  Le courrier doit décrire les faits le plus précisément possible.

                                  Vous devez y joindre des documents pour appuyer votre propos (textes de loi, copie du bail, quittances...).

                                  Par exemple, si le propriétaire a fait une erreur de calcul, le locataire peut contester la révision annuelle du loyer à l’aide de ce type de courrier :

                                  2. Démarche amiable (étape facultative)

                                  Si le litige persiste en dépit de la mise en demeure, il peut être utile d'engager une démarche amiable en faisant intervenir :

                                  3. Saisir le juge

                                  Il faut saisir le juge des contentieux de la protection (particuliers) du tribunal dont dépend le logement loué, dans les 3 ans qui suivent la date de révision du loyer qui pose problème.

                                  • Contester le montant d'une révision de loyer en cours de bail - Modèle de document

                                Voir aussi...

                                Voir aussi...

                                Références

                                Le domaine public est un espace utilisé par tous. L’usage privatif d’une partie de cet espace est parfois nécessaire notamment dans le cadre de travaux, de déménagement…
                                Afin d’assurer la sécurité des personnes, régler la circulation et prévenir les services de secours, ces occupations ponctuelles sont soumises à une autorisation préalable. Le Maire autorise cette utilisation à des fins professionnelles ou personnelles en prenant en compte les besoins du demandeur.

                                Dans le cas de travaux sur la voirie, la dépose d’une déclaration de travaux (DT) et d'une déclaration d’intention de commencement des travaux (DICT) est obligatoire à chaque exploitant d’ouvrage (services communaux, intercommunaux, Enedis, Grdf, France Telecom...) afin de s’assurer de la localisation de réseaux sur le lieu de l’intervention.

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                                La Police municipale délivre les arrêtés de circulation et les autorisations de voirie (stationnement/dépôt) qui vous seront éventuellement nécessaires et le pôle Projets et Bureau d’Etudes a en charge la délivrance des permissions de voirie.

                                Demande d'implantation grue

                                Dématérialisation de l’instruction des autorisations d’urbanisme à compter du 1er janvier 2022. Dès à présent vous pouvez déposer votre dossier par voie dématérialisée via le site www.e-permis.fr

                                Le service urbanisme est ouvert au public les jours suivants :
                                - Lundi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h
                                - Mardi de 8h30 à 12h
                                - Mercredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h
                                - Jeudi de 13h30 à 17h
                                - Vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h