Travaux
A noter :
le délai de recours contentieux des tiers à l’encontre de votre autorisation est de deux mois à partir de la date de l’affichage sur le terrain. Il est donc très important d’afficher correctement votre autorisation et de pouvoir, en cas de conflit, en prouver la réalité (témoignages, photos, constats d’huissier…).
Le domaine public est un espace utilisé par tous. L’usage privatif d’une partie de cet espace est parfois nécessaire notamment dans le cadre de travaux, de déménagement…
Afin d’assurer la sécurité des personnes, régler la circulation et prévenir les services de secours, ces occupations ponctuelles sont soumises à une autorisation préalable. Le Maire autorise cette utilisation à des fins professionnelles ou personnelles en prenant en compte les besoins du demandeur.
Dans le cas de travaux sur la voirie, la dépose d’une déclaration de travaux (DT) et d'une déclaration d’intention de commencement des travaux (DICT) est obligatoire à chaque exploitant d’ouvrage (services communaux, intercommunaux, Enedis, Grdf, France Telecom...) afin de s’assurer de la localisation de réseaux sur le lieu de l’intervention.
Lorsque l’activité d’une entreprise évolue ou s’étend géographiquement, l’ouverture d’un établissement secondaire (dans un nouveau département) ou complémentaire (dans le même département que l’établissement principal) peut s’avérer nécessaire. Cette ouverture permet d’exercer tout ou partie de l’activité en un autre lieu que l’établissement principal.
Qu’est-ce qu’un établissement secondaire ou complémentaire ?
Un établissement est un lieu d’exploitation d’une entreprise. Il peut être principal, secondaire ou complémentaire selon sa localisation et son rôle dans l’activité. Le correspond au domicile légal de l’entreprise, tandis que l’établissement principal est le lieu où l’activité est principalement exercée, souvent au même endroit que le siège.
Un établissement secondaire est un lieu d’exploitation distinct situé dans un autre ressort de tribunal que l’établissement principal. Il permet à l’entreprise de se développer dans une nouvelle zone géographique et doit être immatriculé séparément.
Exemple
Si l’établissement principal se trouve dans le ressort du tribunal de commerce de Paris (75) et qu’un autre établissement s’ouvre à Créteil, ce dernier sera immatriculé au tribunal de commerce de Créteil (94).
À l’inverse, un établissement complémentaire est ouvert dans le même ressort de tribunal que l’établissement principal. Il complète l’activité sans changer de zone d’immatriculation.
Exemple
Si l’établissement principal se trouve dans le ressort du tribunal de Paris (75) et qu’un autre établissement s’ouvre à Paris, ce dernier sera donc également immatriculé au tribunal de commerce de Paris (75).
Quel que soit son type, un établissement peut prendre la forme d’une succursale, d’une agence ou d’un bureau et peut disposer de représentants distincts. Il n’est pas une personne morale distincte : il fait partie intégrante de l’entreprise, mais il possède sa propre immatriculation au RCS et au RNE.
À noter
L’établissement secondaire (ou complémentaire) n’est pas une nouvelle personne morale, bien qu’elle soit en partie autonome dans sa gestion. L’établissement secondaire (ou complémentaire) forme une seule et même entité avec l’entreprise et ont la même personnalité morale.
Notion | Définition |
|---|---|
Établissement principal | Lieu d’exploitation principal de l’entreprise où se déroulent la plupart des activités. Il est souvent situé au même endroit que le siège social. C’est l’établissement qui sert de référence pour l’immatriculation principale. |
Établissement secondaire | Lieu d’exploitation distinct de l’établissement principal et situé dans un autre ressort de tribunal. Il sert à développer l’activité dans une autre zone géographique. Il doit faire l’objet d’une immatriculation propre. |
Établissement complémentaire | Lieu d’exploitation distinct de l’établissement principal et situé dans le même ressort de tribunal. Il complète l’activité existante dans la même zone géogrpahique que l’établissement principal. Il doit faire l’objet d’une immatriculation propre. |
Attention
L’ouverture d’un établissement secondaire ou complémentaire n’implique pas de modification du siège social. Il n’est donc pas nécessaire de changer de siège social (professionnels).
Référence : Code de commerce : article R123-40
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006256280Référence : Code de commerce : article R123-43
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043292426Pourquoi ouvrir un établissement secondaire ou complémentaire ?
L’ouverture d’un établissement secondaire ou complémentaire répond avant tout à des enjeux de développement et d’organisation de l’activité. Elle permet à l’entreprise d’adapter sa structure à l’évolution de ses besoins économiques, commerciaux ou opérationnels.
Ajouter une activité supplémentaire à celle déjà exercée par l’entreprise (professionnels), pour accéder à une nouvelle clientèle ou à un nouveau marché
Renforcer la présence et la visibilité de l’entreprise dans une zone géographique donnée
Améliorer l’organisation interne en répartissant les fonctions de l’entreprise sur plusieurs sites
Se rapprocher de certains fournisseurs ou partenaires pour faciliter les échanges
Adapter les locaux aux besoins spécifiques de certaines activités
Répondre à des contraintes pratiques, contractuelles ou réglementaires
Attention
Le fait d’avoir recours aux services d’une société de domiciliation pour domicilier son entreprise n’entraîne pas la création d’un établissement secondaire (ou complémentaire).
L’ouverture d’un établissement secondaire (ou complémentaire) permet ensuite d’obtenir un justificatif d’immatriculation (extrait Kbis (professionnels) ou extrait du RNE à jour), faisant apparaître le nouvel établissement.
À noter
Il est possible d’ouvrir autant d’établissements secondaires ou complémentaires que souhaité, tant qu’il existe un nouveau lieu d’exploitation de l’activité.
Comment ouvrir un nouvel établissement secondaire ou complémentaire ?
L'ouverture d'un établissement secondaire (ou complémentaire) entraîne l'immatriculation obligatoire du nouvel établissement au RCS et au RNE dans la limite d'1 mois avant ou après l'ouverture.
L'immatriculation du nouvel établissement doit être réalisée sur le site internet du guichet des formalités des entreprises :
Pour ce faire, l’entreprise doit transmettre les informations et documents justificatifs suivants :
Le code APE (professionnels) : la ou les activités exercées correspondant à la Nomenclature d’activités française (NAF)
L’adresse de l’établissement
La date de commencement d’activité
Certaines indications sur l’origine du fonds (création, acquisition, etc.)
En cas de propriété indivise des éléments d’exploitation : noms, pseudonymes, prénoms et domicile des indivisaires, ou s’il s’agit de personnes morales, leur dénomination sociale et leur adresse
En cas de location-gérance (professionnels) du nouvel établissement : noms, pseudonymes, prénoms et domicile ou dénomination sociale (professionnels) et adresse du siège social du loueur de fonds, dates du début et du terme de la location-gérance et indication que le contrat est renouvelable par tacite reconduction
En cas de gérance-mandat du nouvel établissement : certaines indications sur le cocontractant (mandant ou gérant-mandataire), durée du contrat et indication que le contrat est renouvelable par tacite reconduction
En cas d'exercice d'une activité réglementée (professionnels) : copie ou original de l'autorisation ou de la déclaration préalable
À savoir
L’immatriculation d’un nouvel établissement entraîne l’attribution d’un numéro SIRET (professionnels) distinct, en complément de celui de l’établissement principal. Vous disposez alors de 2 numéros SIRET, l'un pour l’établissement principal et l'autre pour l’établissement secondaire (ou complémentaire).
Référence : Code de commerce : article R123-38
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000041563758Référence : Code de commerce : article R123-41
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043292429Quelles sont les sanctions en l’absence de déclaration d’immatriculation ?
La déclaration d’un établissement secondaire (ou complémentaire) constitue une obligation légale dès lors que celui-ci exerce une activité distincte du siège ou de l’établissement principal.
Le défaut de déclaration est assimilé à une dissimulation d’activité (professionnels) et constitue un délit passible de sanctions pénales, pouvant aller jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende.
L’entreprise n’ayant pas demandé l’immatriculation d’un établissement secondaire (ou complémentaire) peut également se voir refuser le bénéfice du statut des baux commerciaux (professionnels) (droit au renouvellement du bail (professionnels) ou obtention d’une indemnité d’éviction (professionnels), par exemple) pour les locaux dans lesquels cet établissement est exploité.
Référence : Code du travail : article L8221-1
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006904815Référence : Code du travail : article L8224-1
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006904833/Voir aussi...
- Changer le siège social d'une société (professionnels)
- Ajouter une activité supplémentaire à celle déjà exercée par la société (professionnels)
- Changer l'objet social de la société (professionnels)
Références
Code de commerce : article R123-38
Contenu de la demande d’immatriculation
Code de commerce : article R123-40
Définition de l’établissement secondaire
Code de commerce : article R123-41
Principe d’immatriculation secondaire dans le délai d’un mois avant ou après l’ouverture
Code de commerce : article R123-43
Définition de l’établissement complémentaire
Code du travail : article L8221-1
Interdiction du travail dissimulé
Code du travail : article L8224-1
Sanctions pénales liées au travail dissimulé
- Guichet des formalités des entreprises - Téléservice
- Comment obtenir un numéro Siren ou un Siret ? (professionnels)
- Comment obtenir un extrait K ou Kbis ? (professionnels)
- Quelles sont les règles de la location-gérance d'un fonds de commerce ? (professionnels)
- Que risque une entreprise en cas de travail illégal ? (professionnels)
La Police municipale délivre les arrêtés de circulation et les autorisations de voirie (stationnement/dépôt) qui vous seront éventuellement nécessaires et le pôle Projets et Bureau d’Etudes a en charge la délivrance des permissions de voirie.
Dématérialisation de l’instruction des autorisations d’urbanisme à compter du 1er janvier 2022. Dès à présent vous pouvez déposer votre dossier par voie dématérialisée via le site www.e-permis.fr
Le service urbanisme est ouvert au public les jours suivants :
- Lundi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h
- Mardi de 8h30 à 12h
- Mercredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h
- Jeudi de 13h30 à 17h
- Vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h

